19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 12:33



Elle s'appelle Petite.

Elle est le personnage principal du roman La langue des bêtes,
à paraître en septembre prochain
aux éditions du Rouergue.


 

Elle s'appelle Petite.
Elle est née en septembre 2013.
"Elle a commencé à naître" serait peut-être plus juste,
puisqu'elle a pris son temps pour venir au monde.
Plus d'un an.
Mais peut-être a-t-elle en fait commencé à naître bien avant?
Sans que je n'en sache rien.
Immobile et silencieuse. En apesanteur.
Lovée. Dissimulée.
A mon propre regard.


 

Personnages clandestins.
Haillons d'encre
Attisant leur propre feu
Dans les soutes obscures de l'imagination.


 

Elle s'appelle Petite.
J'ai appris à la connaître
au fil du temps.
Elle est la fille de l'Ogre et de la funambule.
Elle pourrait fredonner "One more cup of coffee" de Dylan
ou "Innocent when you dream" de Tom waits
Elle pourrait déchirer les pages de "De l'autre côté du miroir" de Lewis Caroll.
Elle pourrait se laisser bercer par le piano de Ludovico Einaudi.
Elle vient de là, la Petite, elle vient de là.
Et la Petite, elle aimerait certainement les photos de Laura Makabresku.


 

Les photos de Laura, je les ai découvertes à l'automne 2013.
Plus exactement, j'ai découvert celle-ci :


 

 


Et, étonnamment, cette photo racontait une histoire,
une histoire qui était un fragment de l'histoire que j'étais en train de raconter...

De la magie, je vous dis.

Il y a une proximité.
Une porosité
entre nos deux univers.
Un regard décalé.
Le regard de la Petite
Qui donne au réel
la texture des songes
Qui fait de la vie même
un conte de fées
mystérieux, cruel et envoutânt.


 

L'intuition que chaque chose de ce monde
est habitée.
Que tout bruisse et palpite.
Que tout fait sens.
Que tout est relié.
Qu'il suffirait de peu pour
que les animaux reviennent à la vie
que les ombres s'animent
que les étoiles tombent en pluie
que notre sommeil dure mille ans.

 


 

Un monde où tout est fragile, diffus, incertain.
Un monde merveilleux et inquiétant.
Où les diables et les dieux se tiennent
à la croisée des chemins
Tirant tour à tour sur le fil tendu de l'enfance.



Les images de Laura Makabresku,
sans que je puisse expliquer par quelle magie,
résonnent infiniment avec La langue des bêtes.
Je suis certain que la Petite les apprécie tout autant que moi

et ces photos ont sans doute contribué à enrichir l'imaginaire de mon enfant sauvage...
 




Aujourd'hui,
le roman a pris la direction de l'imprimerie
et je suis très heureux
qu'une photographie de Laura
figure sur la couverture du roman.

 

DE LA MAGIE

Laura Makabresku est une photographe polonaise.
Je vous invite à vous perdre
dans les méandres de son univers ICI

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Publié par Stéphane Servant
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commentaires

Myrtille 19/05/2015 20:42

Hate d'être en septembre :)