19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 12:40


arton1508.jpgPhoto : DR

Il ya quelques mois,
suite à la publication de cet article

j'ai reçu un courriel de Zsolt Pacskovszky,
le traducteur hongrois de Guadalquivir.
Il m'expliquait
la pertinence des choix éditoriaux
de la maison d'édition Mora
quant à la couverture et au titre du roman.
A la fin de ce courriel, en quelques mots,
il esquissait un tableau inquiétant
de la situation sociale en Hongrie.

La semaine suivante,
par hasard,
je suis tombé sur une émission radio qui évoquait les tensions en Hongrie.
Coupes sociales, restriction des libertés de la presse,
travaux forcés pour les chômeurs et les Rroms,
milices d'extrême droite paradant des les rues,
ghettos, lynchages,...

Je découvrais là le nouveau visage
du pays pourtant si accueillant
que j'avais parcouru à la fin des années 90.
Un visage défiguré.
Mangé de peur et de haine.

Et ce matin ce message de Zsolt:
"Oui, la publication de votre livre en Hongrie prend tout son sens.
Les tensions sociales et économiques sont approfondies par un gouvernement de droite
qui ne prend jamais ses distances a l'égard de l'extreme droite,
pour ne pas perdre les votes de certains électeurs,
et qui est hostile a la culture et aux valeurs libérales. "

Ce constat, on pourrait le dresser dans de nombreux pays européens,
où les peuples et l'idée même de démocratie
sont soufflés par la queue de la comète
de la contre-révolution néo libérale.

"La situation est tellement effrayante
qu'un grand nombre de mes amis
envisage même de quitter le pays pour un temps."

concluait Zsolt.

Et, naïvement, j'ai eu envie de lui répondre :
Le berceau dans lequel nous sommes nés,
la terre que nous arpentons,
le monde est nôtre.
C'est le système qu'il faudrait quitter...


Pourquoi ne pas y penser,
même au-delà
du moment
de nos voeux...










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Publié par Stéphane Servant - dans CARNETS
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