M'ECRIRE

25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 09:55


Je ne sais si j'y croiserai des dinosaures
ou des astronautes
mais, c'est certain,
à La Réunion,
je rencontrerai des enfants,
des lecteurs et des lectrices,
et on essaiera ensemble
de décrocher la Lune.

La Lune

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 09:41

L'album "Ma mère", illustré par Emmanuelle Houdart
vient de voir le jour en Espagne
sous le titre "Madre entre el sol y la noche"
publié par les éditions Libros del Zorro Rojo...

Madre

... Et en Italie
sous le titre "Mia Madre",
publié par les éditions Logos

Madre

Hasta luego, a presto !
 

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19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 08:54

Du 23 au 29 mai,
je serai à Caen
pour le festival Epoque.

C'est l'époque

Toute la semaine
je rencontrerai des enfants
autour du roman jeunesse
"Chat par-ci / Chat par-là"
sélectionné pour le Prix Jeunes Lecteurs
de la ville de Caen.

C'est l'époque

Le mercredi 25 mai à 15h
vous pourrez me retrouver
à la bibliothèque de Venoix
pour une rencontre tout-public.
On s'y racontera des histoires,
très certainement...

 

C'est l'époque

Le samedi 28 mai à 17h,
ce sera sur la scène du Collège Pasteur,
pour "En nous, la guerre",
une lecture croisée ados/adultes
avec la romancière Marion Brunet
et le musicien Jean-Marc Parayre.

Et si l'époque est à la lutte,
nous nous installerons sur les barricades
et nous mettrons du feu dans nos voix
pour évoquer la jeunesse, l'amour
la guerre, la révolte et le deuil.

C'est l'époque

Le dimanche 29 mai à 11h30,
toujours sur la scène éphémère
du Collège Pasteur,
il y aura des
" Lectures en musiques
pour petites personnes et grandes oreilles"
avec le musicien Jean-Marc Parayre...

Nous vous ferons découvrir
la bande-son des albums
"Le machin", "Le masque",
"La culotte du loup" et "Ti Poucet"

C'est l'époque

Au plaisir
de vous y croiser !

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 09:40


Durant l'hiver de cette année,
dans le cadre de l'opération Auteurs au collège,
j'ai accompagné des enfants
venus d'ailleurs
sur les chemins de l'écriture.

C'est ainsi
qu'est né "L'oiseau Voyageur".
Une poésie où il est question
d'exils, de voyages, de larmes, d'espoirs, d'amours et d'amitiés.

Le 13 mai dernier,
lors du salon du livre de Narbonne
un comédien a porté leurs mots
et je crois qu'ils ont bien aimé,
autant que la plage
sur laquelle nous avons achevé notre voyage...

Voyageurs

Quelques mots
pour éclairer le début du voyage :


Quand tu viens du bout du chemin,

tu sais,

une nouvelle langue
c'est comme un animal sauvage
qui règne en maître sur la forêt
où tu as posé ton bagage.


Eux, ces enfants qui venaient d'arriver,
ils avaient franchis des montagnes, des mers, des déserts.
Ils étaient chargés de lourdes malles,
pleines de rêves, de cauchemars, d'amours, d'horizons et de poussières.
Ils avaient avec eux toute une foule d'animaux apprivoisés,
de drôles de bêtes aux couleurs bigarrées,
qui regardaient autour d'elles comment les arbres d'ici étaient faits.

 

L'animal de cette forêt,
dont on entendait au loin les cris,
ne leur était pas tout à fait étranger.
On leur avait raconté des histoires,
au fil de leurs voyages.
Je ne sais exactement lesquelles.
Mais j'imagine que l'animal
devait leur paraître bien étrange :
à certains capricieux, retors,
à d'autres élégant, trop sérieux ou policier.
Mais je pense que tous étaient curieux
de voir comment il était fait.

Cet animal,

je m'y étais frotté, un peu.
J'avais grandi là, avec lui, au sein de cette forêt.
Cet animal,
j'en savais les tricheries, les colères, les rires, les douceurs et la liberté.
Je savais aussi la peur, parfois, qu'il peut inspirer.
C'est pourquoi j'avais accepté,
avec quelques autres,
d'accompagner ces enfants
au cœur de la forêt (...)

 

Voyageurs

"L'oiseau voyageur"
par les jeunes du groupe
de Français Langue Secondaire
du Collège Alain de Carcassonne


Barev - Hola - Salam - Vitay - Zdarveï - Privet
Bonjour. Barev - Hola - Salam - Vitay - Zdarveï - Privet
Bonjour, l’ami.

Je suis un oiseau, Un oiseau-drapeau.
Voyageur du soleil
Je suis Liberté dans l’air, au ciel

Je viens d’Espagne, du Maroc, de Mayotte, de Russie,
d’Arménie, d’Afghanistan, de Syrie, du Liban, d’Italie,
d’Ukraine, du Bangladesh, de Bulgarie, du Mali.

Je suis un oiseau
Et tout là-haut,
Personne ne peut me deviner.
Au dessus de la neige,
Pour toi mon ami.
Je trace les lettres du mot cadeau

Ana tair – Yes trjun em – Yo soy un pajaro
Je suis un oiseau, Un oiseau-reporter.
Mes plumes sont des stylos
De là-haut, je vois tous les pays
Dans les passages et les marges,
Témoin des matins,
Je marque les pages.        
                           
Yes amp em - Ana rayma - Yo soy una nube
Je suis un oiseau,
Un oiseau-nuage.
Quand je chante le soleil brille,
Je me sens bien dans les airs
Et parfois je pleure,
Je neige les jours d’hiver,
Lourd plumage d’orage
Comme un cormoran doit souvent
Sécher ses plumes au vent.

Je suis un oiseau.
Un oiseau-nuage.
Nuage bleu, j’habite au ciel
Unique
Différent
Des nuages blancs.
Et mes amis
S’appellent Lune et Soleil
Tout là-haut
Je partage la sagesse des étoiles
Chaque jour j’apprends à voler
De mes propres ailes.

Je suis un oiseau
Et j’ai du courage.
Grâce aux voyages,
J’apprends, je deviens sage

Yes djanaparhord em - Yo soy un viajero - Ana mosafir
Je suis un oiseau-voyageur.
Quand il fait froid, je pars de ville en ville,
Bagages de nuages 
Mariage d’orages et de mirages,
Je vole dans le monde pour trouver le bonheur

Un jour, J’ai vu l’oiseau,
je sais qu’il partait.
Je l’ai entendu pleurer,
Le bel oiseau que le vent chassait

Je suis un oiseau, Un oiseau-voyageur.
Dans ma valise, il y a :
Une armoire
Deux fantômes
Trois crânes rasés
Mon chien Deck
Mes amis
La mort
Mes arrières grands-parents
L’Italie
Mes amis
Un Kebab de Tanger
La neige
Deux guerres
Trois films
Mes amis
Mon école
Ma chambre
Un collège
La tristesse
Des avions
Ma maison
Cent narcisses
Et Six livres
Mes amis

Ce fut un long voyage.
En voiture, j’ai traversé Trois îles russes
En avion, j’ai traversé l’océan grec.
En sous-marin, j’ai traversé la forêt bambara.
En bateau, j’ai traversé la jungle macédonienne.
En moto, j’ai traversé La mer anglaise.
En taxi, j’ai traversé La montagne mahoraise
En avion, j’ai traversé La mer arménienne

Un jour,
j’ai posé ma valise
et tu étais là,
mon ami

Gentil comme un frère,
comme un soleil jaune.
Beau comme un arbre, comme le paradis
Beau comme la Tour Eiffel et Paris
Timide comme la fleur du matin
Unique comme les étoiles
qui brillent dans la nuit.
Toi,
Mon ami.                

Voyageurs

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Publié par Stéphane Servant
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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 17:00

Dans le coin de montagne
où je vis,
il y a une boucherie.

Du cochon !

Une boucherie à l'ancienne.
Avec des billots antiques qui patinent en vitrine,
des saucissons qui guirlandent au plafond,
des boudins qui bloublouttent dans la cheminée.

Du cochon !

On y vient
remplir son panier,
tailler une bavette,
et il m'est même arrivé
d'y boire un coup
dans un verre duralex
et dans l'arrière-boutique,
là où les boudins
- et parfois les clients -
s'égouttent.
 

Du cochon !

Le tenancier de cette vénérable boutique
se prénomme Jean-Pierre.
53 ans qu'il donne dans le cochon.
Pour gagner sa crôute.
Et aujourd'hui plus sûrement
parce qu'il aime causer
avec les gens qui poussent la porte
et qui ne sont pas pressés.
 

Du cochon !

Alors quand j'ai reçu les premiers exemplaires
de "Purée de cochons",
où il est évidemment question
- mais pas que -
de cochons et de gueuleton
j'ai pensé à lui.

Et on a organisé
une petite séance photo
au milieu des saucissons...

Du cochon !
Du cochon !

Ma foi,
Jean-Pierre avait l'air ravi.
Il m'a dit qu'il lirait ce soir
avant d'aller se coucher...

Est-ce que les bouchers
rêvent de porcelets?

Du cochon !

Ah oui, j'oubliais!
"Purée de cochons"
c'est un album illustré
par Laëtitia Le Saux,
(véritable cordon bleu,
avec qui j'ai déjà commis
"La culotte du loup" et "Boucle d'ours"),
c'est cuisiné par les éditions Didier Jeunesse
et c'est à déguster début avril
dans vos librairies !
( Et même si on est végétarien,
on peut croquer dedans sans crainte ! )
 

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Publié par Stéphane Servant
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 11:24

Du 09 au 13 mars, je serai
au Salon du livre jeunesse
de Saint-Germain-lès-Arpajon
(au sud de Paris).

Sur la route

Vous pourrez m'y retrouver en dédicaces
le samedi 12 et le dimanche 13 au matin.



 

Sur la route

Du 13 au 19 mars,
par monts et par vaux,
par-ci et par-là,
je sillonerai la Suisse
dans le cadre de
La Bataille des livres
pour présenter Chat par-ci/Chat par-là.

 

Sur la route

Au plaisir
de vous croiser
sur la route....

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Publié par Stéphane Servant
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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 07:54

" Un tout petit pois " est paru en 2009
aux éditions Rue du Monde.

Dans cet album,
j'avais tout fait.
Tout.
Texte et image.
 

Finis les petits pois

Bon, d'accord,
ce n'était pas très compliqué.
Du papier, de la gouache,
des ciseaux, de la colle,
des ronds, des carrés.
Et le petit pois était né.

 

Finis les petits pois

Des enfants de maternelle
pouvaient en faire autant...

Finis les petits pois

Peut-être même
beaucoup mieux...

Finis les petits pois

" Un tout petit pois " a été se balader jusqu'en Corée.

Finis les petits pois

Il existe même un spectacle tiré de l'album.
(Cie Mélanie Dubois)

Finis les petits pois

" Un tout petit pois "
c'était mon petit caillou
sur le chemin de Leo Lionni,
Warja Lavater, Jérôme Ruillier,
et de bien d'autres encore.
Une poésie minimaliste, presque primitive et symbolique...

 

Finis les petits pois

Mais voilà,
aujourd'hui plus de petits pois disponibles en librairie.
Peut-être quelques-uns encore
qui auraient roulé
dans les rayons de la bibliothèque
la plus proche,
on ne sait jamais...

 

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Publié par Stéphane Servant
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 09:32
2016

Envol
vers
une nouvelle
année.



En bonus,
un texte - écrit en anglais -
publié dans le magazine TWIG de Tomales Bay - Californie
en septembre 2015
(sorrry for my English...)



STILL


The black shoe was jerking under the chair. Hitting and beating like an angry rattle snake. His tail pointing to an invisible thing under the ground. A thing hidden from our eyes.

My love was leaning against the concrete wall, listening to the music. Her eyes were half closed. Two heavy dark roses. She smiled at me. A tired smile but a smile though. We’ve been travelling for so many weeks. Our nights as bad as cheap jewels. Our days running away like sand. No remembrance at all.

I looked at the glass into my hands.
White wine has almost vanished.
Just a few sparkles of gold left.

The black shoe was jerking under the chair but nobody seemed to notice. Everybody was mesmerized by this guy’s hands, drifting on the piano keyboard. Black and white. Divided but linked though.

I licked the last golden stars in my glass. The guy in green nodded at me from behind the desk. As if he knew a secret thing about what was hidden under the pianist shoe.

When we entered the place, I first thought he was the cashier. I did not even notice the piano in the middle of the room. I was about to talk when he came to me with a big smile. “So, you’re the writer”. I didn’t understand. He held out glasses full of white wine to us. “You are our new neighbours, right? Welcome in our town” I felt the oily steel in my right hand. What should I do? Suddenly, my love laughed loudly, grabbing a glass. I looked at her. Tried to smile. Let the steel quiet in my pocket and grabbed my glass too. OK, let’s be the new neighbours. Until the end of the glass. Until the end of everything.

Then I heard the piano. A man started playing in the middle of the room. Everybody stopped talking and they stared at the man’s hands. The wine was fresh. So fresh comparing to the outside temperature. To my inner warmth.

A few minutes ago we stopped our car in front of the bank. The dark roses of my love’s eyes asked me Again ? It might turn bad. It might be the last time. I smiled at her. What else? We had to finish what we started. We kissed deeply and I put the gun in my pocket.

The black shoe of the musician was jerking under the chair. Hitting and beating. I recognized Thelonious Monk. Everybody was listening to music. Nobody seemed to notice that the rattle snake’s tail was pointing a secret thing under the ground. Nobody seemed to notice that we were not the new neighbours. Nobody seemed to notice that a piano in the middle of a bank is a weird thing. Maybe was it normal in this town? Who knows ? We saw so many strange things these last weeks.


My love leaned against the wall. Her heavy dark roses swinging to music. She smiled at me. I felt the weight of steel in my right pocket and I relaxed myself and I drank the fresh wine, forgetting for a while all these weeks of black blood and white nights. Finally, it was not so bad to be the new neighbours. As I started to feel pleasantly fuzzy I remembered I saw the letters on the wall of the building when we went out of the car. They were saying “It is NOT a bank”. What else could it be ? All was suddenly so strange. I took a look at the piano. It was an old instrument. I realized that things are not only what they are supposed to be. But they are also what they used to be once. The piano used to be a tree. This building used to be a bank. The pianist used to be a black coloured man. I looked at the shoe of this man, that shoe that used to be animal skin. That black shoe. Hitting and beating the ground. Pointing to an invisible thing that everybody seemed to forget. Ancient times. When there was not even a building there. Not even a bank, not even a town, not even a white man or a black man. Only stones. Rattle snakes. Mountain lions. My love’s head was swinging to the music. I asked myself what we used to be? What are we now? After all these weird weeks?


One day, on a empty morning, we left behind us banks and bailiffs and the few we got. So we started roaming. Just a car. The treasure of my two heavy dark roses eyes’ love. And a gun in my right pocket. We spread fear and blood in order to forget fear and blood and, most of all, emptiness. We crossed empty suburbs. Ruined factories. We ran out of money. Our love was vanishing. Bleached by blood and despair. Everywhere, we were strangers. Strangers to ourselves. And now we were drinking wine and listening to that guy playing Thelonious Monk. For a while I thought that things could be easy. Could we be new neighbours? I thought we cannot forget because remembrance is a part of us. Stones, rattle snakes, lion mountains, banks, emptiness. All is divided and linked.

We entered the bank and the green man called us neighbours and gave us glasses of gold and the man started to play jazz on the piano. For a while, I thought that it could be simple to kill fear. A gun is useless. You just have to remember everything from the very first time. Facing these rocks and snakes and emptiness.

The black shoe stopped jerking. The man’s hands lying on the keyboard. Everybody’s hands clapping. Hitting and beating. Even my love’s ones. Hitting and beating. A living heart.

I heard a woman asking the pianist how he managed to remember all theses tunes.
He said : “I just have to remember”.

I knew what was hidden under the black shoe.

The remembrance of what we are and what we used to be.

I felt a hand leaning on my shoulder. “Welcome to our town” said the man in green with a smile. The steel in my pocket was cold now. “As you’re a writer, you should write on this afternoon.”

I promised something.

We drove to the ocean. The sky was grey and misty. The soft sand under our feet. We kissed deeply as the sun went down. It was so quiet. So easy. No more mysteries. Like if we found what was hidden our own skins. My love said : We could rest there for a little. Why not?
Then she made appear a bottle of wine. Fresh white gold she stoled at the bank. Well, it was not a bank any longer.

It was not a bank but we were still in love.
Still.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 13:45
Un gros goûter

Pour cette fin d'année,
nous sommes tous invités
pour un " Gros Goûter "
en Corée !

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 12:47
SLPJ 2015

ATTENTION, AGENDA MODIFIE !

 

Le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse,
c'est pour bientôt !

Nous pourrons nous y croiser, si je ne suis pas en retard ou en avance :

> Le vendredi 04 décembre
- 15h30/16h30 sur La scène Transmedia,
rencontre croisée avec Véronique Ovaldé et Gilles Barraqué autour du thème "L'empreinte du conte"
- 16h30/17h45 sur le stand Rouergue
- 20h/22h sur le stand Thierry Magnier avec Emmanuelle Houdart

> Le samedi 05 décembre
- 11h/13h sur le stand Rouergue
- 14h/15h
sur le stand Thierry Magnier avec Emmanuelle Houdart
- 15h/17h sur le stand Didier Jeunesse avec Ilya Green
- 17h/18h sur le stand Librairie des Pépites avec Emmanuelle Houdart

> Le dimanche 06 décembre
- 15h/17h sur le stand Didier Jeunesse avec Ilya Green

> Le lundi 07 décembre
- 10h/13h sur le stand Didier Jeunesse avec Ilya Green & Irène Bonacina

- 14h30/16h30 sur le stand Rouergue

Au plaisir !

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